"La plus belle et la plus pacifique des révolutions, la révolution pour le changement climatique"

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195 pays adoptent le premier accord universel sur le climat

« Je ne vois pas d’objection dans la salle, je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté. » C’est par ces mots, samedi 12 décembre, que Laurent Fabius a mis un terme aux négociations acharnées qui ont cours depuis deux semaines au Bourget. Une longue ovation et des cris de joie ont suivi dans la salle où étaient réunis les 195 pays qui ont adopté l’Accord de Paris, un accord historique qui doit permettre de lutter contre les changements climatiques.

Plus de détails sur l’accord

Pourquoi l’Accord de Paris est historique et que le 12 décembre 2015 restera comme une grande date de la planète ?

La prise de conscience était là, le constat des scientifiques unanime, l’atmosphère de notre planète se réchauffe à cause des émissions de gaz à effet de serre produits par l’activité humaine. Cette conférence de Paris, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre au parc des expositions du Bourget, avait pour but d’apporter une réponse à ce phénomène qui met en péril l’avenir de la présence humaine dans certains endroits de la planète.

Limiter l’augmentation de la température en dessous de 2 degrés

Cet accord marque un tournant vers un nouveau monde. Il confirme l’objectif de maintenir le seuil d’augmentation de la température au dessous de 2°C. Les scientifiques considèrent que des grands risques existent en effet au-dessus de cette température. L’accord se fixe même pour la première fois de tendre vers 1,5°C d’augmentation, afin de permettre la sauvegarde des Etats insulaires, les plus menacés par la montée des eaux.

Comment réussir à éviter le réchauffement climatique ?

186 pays (au 12 décembre 2015) ont publié leur plan d’action au cours de l’année 2015 : chacun de ses plans détaillent la façon dont les pays projettent de faire baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. L’organisation des Nations Unies en charge du changement climatique (la CCNUCC*) avait fait une évaluation de ces contributions le 1er novembre 2015. Cette étude montrait que malgré le mouvement sans précédent de mobilisation engagé par les Etats, le réchauffement de la planète devait encore se situer entre 2,7 et 3 degrés, soit au dessus du seuil fixé par les scientifiques.

L’Accord de Paris, demande donc à chacun des pays de revoir tous les 5 ans à partir de 2020 ces contributions, sans pouvoir en faire baisser les objectifs et en incitant au contraire chacun des États à faire mieux.

Par ailleurs, les émissions devront atteindre un pic aussi vite que possible, et les pays viseront à atteindre la « neutralité des émissions » dans la 2ème partie du siècle. C’est un vrai tournant. Nous allons progressivement quitter les énergies fossiles les plus polluantes afin d’atteindre cet objectif.

Quels sont les autres moyens à disposition des Etats pour limiter l’augmentation des températures ?

L’accord reconnaît que 100 milliards de dollars (en prêts et en dons) devront être consacrés chaque année à partir de 2020 à financer des projets permettant aux pays de s’adapter aux changements climatiques (montée des eaux, sécheresse…) ou de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ces financements devraient augmenter, comme le précise l’accord. Certains pays en développement, sur une base volontaire, pourront aussi devenir des donateurs pour aider les pays les plus pauvres. C’est une nouveauté. En 2025, un premier rendez-vous est prévu dans l’accord afin de prendre de nouveaux engagements chiffrés pour l’aide aux pays les plus pauvres.

Tous les pays ont-ils la même responsabilité dans le réchauffement climatique ?

Un des grands principes de la négociation climatique est de reconnaître que face au climat, les pays ont une responsabilité partagée mais différenciée, en fonction notamment de leur niveau de richesse. L’accord fixe sur les financements une obligation aux pays industrialisés de financer l’aide aux pays pauvres sur le climat, tandis que les pays en développement sont invités à contribuer sur une base volontaire. En matière de transparence, un système permettant le suivi des engagements, plus fort qu’auparavant, et avec des flexibilités pour les pays en développement est également institué afin de suivre les efforts de chacun.

Et les États ne sont pas seuls à pouvoir aider à protéger notre climat…

Le Bourget aura accueilli pour la première fois la « semaine de l’action » (le LPAA*) permettant aux collectivités locales, aux entreprises, aux banques de se mobiliser en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est un des grands tournants que notre monde est en train de vivre. L’accord de Paris, propose la poursuite du Plan d’action Lima-Paris pour continuer à mobiliser ces acteurs. Deux « champions » seront désignés parmi ces acteurs par les deux présidences successives de la COP (France et Maroc) pour continuer à inciter les acteurs à agir.
© Benjamin Géminel

Quand est-ce que cet accord entre en vigueur ?

L’accord sera ouvert à la signature des pays le 22 avril à New York . Un double critère pour que l’accord entre vigueur : 55 pays / 55% des émissions devront avoir ratifié l’accord.

Découvrez l’accord (en anglais uniquement pour le moment)

En savoir plus sur cet accord historique

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Discours de clôture de la COP21 par le Président de la République François Hollande

Le Bourget – Samedi 12 décembre 2015

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, cher Ban Ki-MOON,

Mesdames, Messieurs les délégués,

Alors, vous l’avez fait ! Vous avez réussi là où il y avait eu l’échec il y a six ans. Vous avez réussi alors que le scepticisme était encore à un niveau élevé ces derniers mois. Vous l’avez fait et vous l’avez fait à Paris. Vous avez été capables de dépasser vos intérêts légitimes pour trouver un accord et pas n’importe quel accord, un accord ambitieux, un accord universel, un accord contraignant. Je veux vous remercier d’avoir été à la hauteur de la responsabilité qui vous était confiée, d’avoir répondu à l’appel des chefs d’Etat et de Gouvernement.

Jamais, il ne sera possible d’exprimer autant de gratitude à une conférence et vous vous souviendrez longtemps que c’était à Paris, le 12 décembre 2015. Et plus tard lorsque l’on vous interrogera, lorsque l’on nous interrogera sur le sens de notre vie, sur l’accomplissement de nos actions, nous pourrons évoquer bien des faits, nous pourrons raconter bien des histoires mais une reviendra, vous pourrez dire « le 12 décembre 2015, nous étions à Paris pour l’Accord sur le climat » et vous pourrez en être fiers devant vos enfants et vos petits-enfants.

Je remercie Laurent FABIUS pour le travail qu’il a mené pendant des mois. Vous savez que c’est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement français et je posais la question à mes collaborateurs, je disais « mais où est Laurent FABIUS ? » et on me répondait « mais il est dans l’avion car il visite tous les pays du monde pour aller chercher l’accord sur le climat » et puis depuis treize jours, il a, avec vous, pendant toutes ces heures, élaboré cet accord, cherché les compromis et en même temps il n’a pas renoncé à aucun moment à l’ambition qui devait être la nôtre.

Au-delà de lui, je veux remercier comme vous l’avez tous fait et avec des mots qui sont allés droit au cœur des intéressés, toute l’équipe, toute l’équipe du secrétariat général des Nations unies, toute l’équipe autour de Madame FIGUERES, toute l’équipe qui a pu permettre justement d’arriver au résultat que nous connaissons.

Cet accord, nous l’attendions depuis longtemps. Depuis plus de quarante ans, la prise de conscience progressait, des scientifiques étaient de plus en plus sûrs de leurs travaux, des déclarations des chefs d’Etat et de Gouvernement se multipliaient, des femmes et des hommes d’avant-garde, des précurseurs comme AL GORE ici présent, lançaient des alertes, nous disaient qu’il était temps d’agir ! Mais les engagements décisifs étaient toujours attendus.

Puis, il y avait cet échec de Copenhague qui avait -si je puis dire- refroidi les meilleurs esprits, peut-être même découragé un certain nombre de chefs d’Etat et de Gouvernement les plus engagés. Si bien qu’il y a trois ans, j’ai proposé que la France accueille la conférence de Paris pour le climat. On m’avait mis en garde, on m’avait dit « est-ce sûr qu’il y aura un accord ? » mais comment le savoir avant que l’on ait travaillé pour y parvenir ? J’étais conscient qu’il s’agissait d’une énorme responsabilité, je savais que l’échec était possible mais en même temps, tirant la leçon de l’Histoire, je savais qu’il n’y a pas d’avancée sans audace, pas de progrès sans risque, pas de réussite sans épreuve. L’Histoire, Mesdames et Messieurs, elle est écrite par ceux qui s’engagent, pas par ceux qui calculent ! Et aujourd’hui, vous vous êtes engagés et vous n’avez pas calculé !

J’étais confiant parce que jamais, un enjeu n’avait rassemblé autant de chefs d’Etat et de Gouvernement. Jamais, il n’y avait eu autant de contributions nationales, ces fameuses INDC élaborées par les gouvernements pour dire les engagements de chaque Etat. Jamais, il n’y avait eu autant de textes avec ces engagements. Mais avec l’Accord, nous sommes maintenant en mesure de limiter la hausse des températures en-deçà de 2 degrés, de 1,5 degré même d’ici la fin du siècle. Puisqu’une clause a été prévue pour réviser ces engagements, que des financements – 100 milliards – sont mobilisés pour l’adaptation des économies, notamment dans les pays en développement, que vous avez introduit des mécanismes pour que la solidarité soit effective notamment en direction des pays les plus vulnérables et notamment pour qu’ils puissent compenser les pertes et les dommages. Alors, oui, le monde a écrit avec vous une nouvelle page de son Histoire !

Nous entrons dans l’ère du bas carbone. C’est un mouvement puissant et irréversible et ce mouvement va bien au-delà des Etats et des Gouvernements, des milliers de régions, de provinces, de villes, se sont engagées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 ; des entreprises, le secteur financier, ont décidé de réorienter leurs investissements vers les secteurs bas carbone. Et ici à Paris, nous avons lancé de multiples initiatives, initiatives africaines, pour apporter l’électricité à tous, une alliance a été conclue pour le développement de l’énergie solaire, pour les innovations, pour partager les technologies.

Au cours de cette conférence, ont été présentées des initiatives qui vont révolutionner le monde et lui permettre d’assurer sa transition. Mais cet accord, votre accord n’est pas un aboutissement ; c’est un début et la France mettra tout en œuvre non seulement pour appliquer l’Accord, nous en avons la responsabilité, mais pour accélérer le mouvement.

Je m’engage au nom de la France à réviser au plus tard en 2020 nos engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Je m’engage à réviser la contribution financière notamment pour les pays les plus vulnérables, pour l’adaptation. Je m’engage avec d’autres pays s’ils veulent nous rejoindre pour former une coalition pour aboutir à un prix du carbone et pour que les investissements puissent être ainsi réorientés !

Demain, dès demain, je ferai la proposition que les pays qui veulent aller plus vite puissent réactualiser avant 2020 tous leurs engagements.

Mesdames et Messieurs, le combat pour le climat participe d’une lutte, d’une lutte engagée depuis des siècles, des décennies pour la dignité humaine, une lutte pour l’égalité, une lutte pour les droits fondamentaux. Vous savez qu’ici, à Paris, ont été proclamés les droits de l’Homme et du citoyen, eh bien grâce à vous aujourd’hui, vous venez de proclamer les droits de l’Humanité. C’est à cet acte, à cette révolution-là que je veux également souligner la portée de l’Accord de Paris.

Je suis fier, fier que la France ait accueilli cette conférence ; fier que les Nations Unies aient été capables en tant que communauté internationale de prendre cette responsabilité ; fier que les idéaux de justice aient pu prévaloir ; fier de ma génération, de votre génération, qui a été capable de décider d’agir pour un monde que nous ne verrons pas.

Oui, le 12 décembre 2015 restera une grande date pour la planète. A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique.

Merci !

Vive les Nations Unies,

Vive la planète,

Et vive la France !

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Discours du Président de la République François Hollande à la clôture de la négociation de la COP21

Le Bourget – Samedi 12 décembre 2015

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, cher Ban KI-MOON,

Je sais quelle a été votre obstination pendant ces derniers mois pour que nous puissions nous réunir ici, à Paris, avec la possibilité d’un accord.

Monsieur le Président de la Conférence, cher Laurent FABIUS,

Vous avez tout au long de ces derniers mois – et encore davantage ces derniers jours – joué un rôle considérable pour rapprocher les points de vue et pour concilier parfois ce qui paraissait inconciliable. Mais c’est le sens-même d’un accord universel.

Madame la Secrétaire exécutive,

Je sais ce que vous avez fait aussi pour que les délégués puissent pleinement jouer leur rôle, parce que vous étiez attachée à cette idée si belle que la communauté internationale peut agir.

Mesdames, messieurs les délégués,

Vous avez beaucoup travaillé et je veux vous exprimer la gratitude de la France pour les discussions que vous avez menées ici, à Paris, jour et nuit et parfois plus la nuit que le jour, pour chercher l’accord qui n’avait pas été trouvé jusque-là.

Tous ces efforts doivent maintenant trouver leur conclusion, à quoi auraient servi ces temps partagés, ces initiatives multiples, ces volontés de tous les continents, à quoi aurait servi ce travail s’il ne débouchait pas sur un accord universel contraignant et différencié.

Nous sommes maintenant au moment décisif, à la seule question qui vaille et à laquelle vous seuls pouvez apporter la réponse. Voulons-nous un accord ? Cet accord qui n’a pas pu, à Copenhague, être trouvé ; cette impasse qui, pendant des années, a été une immense déception pour tous ceux qui voulaient que la planète puisse avoir un avenir ; cette impasse qui a pu jeter le doute sur la capacité de la communauté internationale à agir. Eh bien, c’est vous, par les progrès que vous avez été capables d’accomplir ces derniers mois et, surtout, ces derniers jours, c’est vous et vous seuls qui avez la réponse !

Nous avons à faire le dernier pas, celui qui permet d’atteindre le but, le pas décisif. Le texte, qui a été préparé et qui vous est soumis, est à la fois ambitieux et réaliste. Il concilie la responsabilité et notamment celle des pays les plus riches ; et en même temps la différenciation. Il accorde aux plus vulnérables et aux pays en développement les moyens qui ont été promis. Il fixe des mécanismes de révision qui sont essentiels pour la crédibilité de l’accord. Ce texte sera, si vous en décidez, le premier accord universel de l’histoire des négociations climatiques.

Vous allez faire un choix, un choix pour votre pays, un choix pour votre continent mais aussi un choix pour le monde. Ce sera un acte majeur pour l’humanité. C’est la raison pour laquelle, à ce stade de la négociation, à ce stade ultime de la Conférence, j’ai tenu à être avec vous. Parce que je suis dépositaire – comme vous – du mandat qui a été confié par les 150 chefs d’Etat et de Gouvernement, qui sont venus au début de la Conférence pour porter l’engagement qu’il y aurait un accord à Paris. Mais également pour l’ambition, tenir l’objectif des 2 degrés, tout faire même pour être à 1,5 degré, parce que c’est notre responsabilité, parce que c’est l’enjeu décisif, parce qu’un réchauffement qui irait au-delà pourrait gravement atteindre les équilibres de la planète.

Pour y parvenir, nous avons fixé de nouveaux rendez-vous pour réviser les contributions nationales, pour revoir les engagements financiers. Comme l’a dit le Président de la COP, l’accord ne sera parfait pour personne si chacun le lit à la lumière de ses seuls intérêts. Mais il sera un succès pour tous parce que ce qui nous rassemble, c’est la planète elle-même.

Face au changement climatique, nos destins sont liés. Chacun a ses contraintes et je les connais. Mais la seule chose qui compte maintenant, c’est d’avoir raison ensemble. Toutes les exigences n’ont pas été satisfaites, toutes les revendications n’ont pas abouti, mais nous ne serons pas jugés sur un membre de phrase mais sur le texte dans son ensemble, nous ne serons pas jugés sur un mot mais sur un acte, pas sur un jour mais sur un siècle. Il en va donc de notre crédibilité collective et celle de la communauté internationale toute entière.

Mesdames et messieurs, la présence ici aujourd’hui de 196 délégations -vous êtes le monde- après tant de mois de travail, est sans précédent dans l’histoire des discussions sur le climat. Un espoir considérable s’est levé. Le monde s’est mis en marche, pas seulement dans cette salle mais bien au-delà. Des actions immédiates ont été engagées par les collectivités locales, les citoyens, les chercheurs, les entreprises. Des coalitions se sont formées, des initiatives ont été prises dans tous les continents et je pense notamment sur les énergies renouvelables à ce qui a été fait pour l’Afrique, ce que l’Inde a porté. Je sais aussi combien nous nous sommes mobilisés sur le prix du carbone. Nous sommes donc capables d’assurer la lutte contre le réchauffement climatique et le développement.

Voilà ! L’Histoire arrive, l’Histoire est là, toutes les conditions sont réunies et elles ne le seront plus avant longtemps. Nous sommes, vous êtes sur la dernière marche, il faut se hisser encore à la hauteur de l’enjeu. Il n’y aura pas de report, il n’y aura pas de sursis possible, l’accord décisif pour la planète c’est maintenant. Et il ne tient qu’à vous, à vous seuls au nom de ce que vous représentez, l’ensemble des nations du monde, d’en décider.

Le 12 décembre 2015 peut être un jour non seulement historique mais une grande date pour l’humanité. Le 12 décembre 2015 peut être un message de vie et je serai personnellement heureux, presque soulagé, j’en serai même fier que ce message-là soit lancé de Paris, parce que Paris a été meurtrie il y a tout juste un mois, jour pour jour.

Alors mesdames et messieurs, la France vous demande, la France vous conjure d’adopter le premier accord universel sur le climat de notre Histoire.

Il est rare d’avoir dans une vie l’occasion de changer le monde, vous avez cette occasion-là, de changer le monde. Saisissez-la pour que vive la planète, vive l’Humanité et vive la vie.

Dernière modification : 18/12/2015

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