Lancement du portail de l’œnotourisme

Laurent Fabius a lancé, le 9 février 2016, le portail de l’œnotourisme, à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue en présence de Florence Cathiard, présidente du conseil supérieur de l’œnotourisme, et de Christian Mantei, directeur général d’Atout France.

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Retrouvez les propos qu’il a tenus dans le cadre de la conférence de presse.

"Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Je suis ravi de vous retrouver, même si c’est de bon matin. Ce n’est peut-être pas le moment le plus adéquat pour déguster le vin, mais les contraintes de mon emploi du temps - et je vous demande de m’en excuser - ne me permettaient pas de vous recevoir à un autre moment.

Je voulais vous recevoir parce que c’est un engagement que j’avais pris à votre égard, Madame, il y a maintenant quelques mois, de favoriser la création d’un portail bilingue de l’oenotourisme. Quand on peut tenir ses engagements - et cela doit être la règle -, il faut en même temps agir pour que le succès soit le plus large possible.

Je veux donc d’abord vous remercier de l’initiative que vous avez prise, remercier M. Mantei parce que je sais que tout cela a été fait en liaison avec Atout France, et vous dire juste quelques mots.

L’oenotourisme - j’ai toujours considéré que le terme était un peu compliqué, je vous l’avais dit dès le début, tout le monde n’a pas fait de grec... -, c’est la rencontre de deux secteurs dont chacun mérite d’être très fortement appuyé et encouragé.

Le secteur du vin, c’est à la fois un secteur économiquement et culturellement très important, qui fait partie de l’identité de la France. Les chiffres sont impressionnants : dans la note que l’on m’a préparée, il y a un côté un peu facétieux puisque l’on me dit que les exportations de vin, annuellement, sont égales à la vente de 114 Rafale. Alors, comme je m’occupe un petit peu de cela... La comparaison d’ailleurs sera réduite parce que l’on ne peut pas vendre 114 Rafale tous les ans, mais c’est pour montrer quand même l’importance du secteur qui est considérable et, en même temps, très concurrencé. Ça, c’est pour le vin.

Concernant le tourisme, j’ai eu l’occasion très souvent dans cette salle de rappeler les chiffres et les réalités. Le tourisme est notre meilleur ambassadeur et cela représente plus de 7% de la richesse nationale et 2 millions d’emplois ; c’est donc considérable.

Alors, lorsque l’on rapproche ces deux secteurs, à la fois le vin et le tourisme, eh bien on obtient l’oenotourisme. Il faut ajouter évidemment les territoires, la vie des territoires, l’attractivité.

Je pense donc que c’est une excellente cause. Simplement, dans le monde moderne, il faut se faire connaître. Jusqu’à présent, un certain nombre d’efforts ont été faits mais pas encore avec la force suffisante. D’où l’idée de Mme Cathiard d’avoir un portail bilingue de l’oenotourisme, que l’on va nous dévoiler - en attendant peut-être d’être trilingue, quadrilingue, je ne sais pas encore, il faut être audacieux - et qui va évidemment beaucoup simplifier les choses parce que cela permettra à toutes les personnes à travers le monde de cliquer sur « visit french wine » - une appellation typiquement française mais que tout le monde comprend - et, du même coup, d’avoir toute une série d’aperçus sur les produits, les sites. J’ai vu également - j’espère que vous tiendrez le défi – qu’en trois clics, il faut pouvoir être à destination, en tout cas avoir le bon lien.

En 2010, d’après le chiffre que j’ai, il y a eu trois millions de touristes étrangers qui ont visité les différents sites de l’oenotourisme. L’objectif - il faut toujours se fixer des objectifs -, c’est qu’au moins pour les années qui viennent, peut-être 2020, on puisse atteindre 4 millions de visiteurs ; on doit pouvoir y parvenir.

Maintenant, le vin n’est pas simplement un produit - je vois cela notamment avec les Chinois que je reçois fréquemment -, c’est devenu de plus en plus une culture et l’on veut donc qu’on vous raconte une histoire autour du vin et que l’on voie concrètement comment les vignerons travaillent, comment sont les châteaux, comment le vin se produit, quel est l’environnement. Donc, de plus en plus, les gens vont venir sur place, et ce sera bénéfique pour tout le monde. Je pense donc que ce travail qui a été fait va maintenant être extrêmement utile.

En terminant mon propos et avant de céder la parole à Mme Cathiard et à M. Mantei, je veux remercier à la fois vous-même, Madame la Présidente, et M. Michel Bernard qui est le président du cluster oenotourisme d’Atout France, fédérateur du pôle d’excellence d’oenotourisme qui, lui aussi, a beaucoup travaillé et va travailler encore dans ce domaine.

Donc, voilà : contribuer au rayonnement de nos vins en France et l’étranger ; contribuer au développement du tourisme à la fois pour les Français et pour l’ensemble du monde ; découvrir l’ensemble de nos territoires et pas uniquement Paris, même s’il y a une petit vigne du côté de Montmartre mais il n’est pas sûr qu’il faille en conseiller la dégustation et en tout cas cela ne permettrait de satisfaire l’ensemble de la demande ; favoriser le développement d’activités nouvelles génératrices de revenus pour les vignerons et pour l’ensemble de la population alentour ; voilà l’objectif, de bon matin, et je suis sûr que cet objectif va être atteint dans les mois et les années qui viennent.

(...)

On compte sur vous pour rendre ce site très largement consulté. L’objectif est simple : qu’un maximum de personnes, françaises ou étrangères, puisse avoir accès à nos beautés et à nos produits. J’y crois parce qu’il y a de plus en plus de gens qui circulent dans le monde et ils cherchent des produits d’excellence. Il y aussi une volonté de rencontrer une histoire, de donner un sens à ce que l’on vit, ce que l’on mange et à ce que l’on voit.

Tout cela se retrouve dans la promotion de l’oenotourisme.

Je ne sais pas si vous avez mis le Quai d’Orsay sur votre site mais vous le pourriez. C’est l’un des aspects les plus difficiles de la fonction de ministre, comme vous pouvez l’imaginer et c’est d’ailleurs pourquoi il y a tellement de candidats à ma succession. Merci."

Dernière modification : 10/02/2016

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