Paris, deuxième ville européenne où il fait bon investir

Comme en 2014, Paris reste la deuxième ville du classement LaSalle Investment Management où il fait bon investir.

Londres, suivie de la capitale française et Istanbul, garde la tête du classement publié par LaSalle Investment Management. Bordeaux et Toulouse marquent une progression.

Pour cette 16e édition du palmarès des 100 villes européennes où il fait bon investir publié par LaSalle Investment Management (LIM), le podium reste le même que l’année dernière : Londres l’emporte une nouvelle fois sur Paris et Instanbul. Pour l’Hexagone, si l’on note toujours la présence de Lyon à la 24e place, c’est surtout les villes de Toulouse (29e) et Bordeaux (55e) qui se font remarquer par leur progression.

L’objectif de cet outil d’aide à la décision axé autour de la demande : accompagner les investisseurs immobiliers dans leur stratégie d’investissement en Europe et les guider dans leurs choix. Pour cela l’étude menée par LIM prend en compte la perspective de croissance économique, le marché de l’emploi, la croissance démographique et la taille des marchés.

Ce classement pour l’année 2015 confirme le dynamisme de l’économie européeenne qui dépend principalement de ses grandes métropoles, comme Londres et Paris. « A son comble il y a encore trois ou quatre ans, l’écart entre les deux capitales tend à se stabiliser en 2015. On peut imaginer que dans les deux prochaines années, Paris grignote encore des parts de marchés » anticipe Mahdi Mokrane, directeur de la recherche et stratégie au sein de LIM. Istanbul, moins attendue à la 3e position du classement, réalise une excellente percée en raison de ses perspectives de croissance économique. Suivent derrière par Stockholm, Luxembourg et Oslo alors que les premières villes allemandes comme Munich et Stuttgart, n’arrivent qu’en 7e et 9e positions.

Les constantes, les prospères, les changeantes et les prometteuses

Cette année, LaSalle Investment Management a établi pour la première fois la catégorisation en quatres famille de pays : les « constantes », les « prospères », les « changeantes » et les « prometteuses ». Le but : aider les investisseurs à développer des stratégies adaptées à chaque marché. Pour les constantes, on retrouve principalement les villes de pays de l’Europe du Nord-Ouest comme Amsterdam, Francfort, Paris et Londres. Des villes qui combinent des marchés d’investissement profonds avec des perspectives solides sur le long terme, portées par une forte démographie, une économie avancée sur le plan technologique et des zones urbaines en croissance.

De leurs côtés, les prospères correspondent à des marchés plus difficiles à pénétrer en raison de leur petite taille et de la compétition des investisseurs locaux. On retrouve Oslo, Copenhague, Zurich et Stockholm. Les stratégies d’investissement centrées sur des secteurs portés par la consommation restent attractives dans ces villes dont leur score élevé est dû à la richesse de leur population. Dans la 3e famille, celle des changeantes, c’est le timing reste la clef pour investir dans ces marchés très cycliques.« Dans cette famille, on peut distinguer deux sous-catégories : les villes qui changent de façon structurelle de manière régulière depuis plusieurs années comme Berlin, Toulouse et Manchester et celles qui sont plus exposées aux mouvements macro-économiques comme Dublin, Madrid, Barcelone ou Bilbao », explique Mahdi Mokrane dans l’étude LaSalle Investment Management. Enfin, les villes prometteuses sont portées par Prague et Varsovie qui ont bénéficier de leur entrée dans l’UE. « Les rendements y sont aujourd’hui à des niveaux proches de celles des villes d’Europe de l’Ouest », note l’étude.

« Avec 800 millions d’habitants, l’Europe est une région dense dans laquelle les investisseurs doivent raisonner désormais plus par villes que par pays. Cette analyse nous paraît plus efficace pour mieux façonner sa stratégie d’investissement », finit par conclure Mahdi Mokrane.

Dernière modification : 30/09/2015

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